“Je n’ai pas choisi. La musique a choisi pour moi.” TROIS ANS APRÈS FOURTH Corner, Trixie Whitley, désormais maman d’une petite Phoenix, est de retour avec Porta Bohemica, un album concocté entre Brooklyn, Nashville et Los Angeles et dont le titre, emprunté à une ligne ferroviaire germano-hongroise, illustre parfaitement la conception voyageuse. “Au départ, je croyais que c’était le titre de quelque film culte, nous expliquait-t-elle, de passage à Paris, à la mi-décembre. Mais ce nom mystérieux correspond bien au côté bohème du disque, car je ne savais pas où me mèneraient les démos que j’avais composées à travers Europe.” À 28 ans, Whitley dit se sentir “très européenne”, même si elle a passé moins de temps en Belgique, sa terre natale, qu’à New York, où elle est retournée vivre…