Ils veulent un concert qui cogne, pas une relique d’album, figée comme un vinyle sous cellophane. Un concert, c’est un souffle, une transe avec des milliers de paires de poumons qui hurlent. Pas une conserve, non, un dialogue. Stan, lui, glisse, sourire en coin, que des surprises viendront. Des invités, peut-être, comme ce bagad surgi jadis, cornemuses en furie. Ils ont toujours trituré leurs chansons, ces versions studio qu’ils malaxent pour la scène, uniques, vivantes. “On réarrange, on réinvente”, dit Stan, et ça sonne comme un manifeste. Depuis un an, ils se plient à une discipline de fer: une semaine de répète par mois, métronome d’une obsession. Ils ont fouillé leur discographie, se demandant comment un vieux titre, né il y a 20 ans pourrait vibrer aujourd’hui. Quel son, quel…