Étoile testamentaire
Au moment du lancement, le 20 novembre, du single “Blacks-tar”, on se disait : comment nom-mer ce morceau-odyssée traversé de spasmes rythmiques bizarres, agrémenté d’un sax free-jazz et imprégné d’harmonies proches du rite post-tribal ? (…) Nous étions intimidés, émus, de revoir Bowie (fantomatique depuis une décennie) dans le clip, et ravis de se dire que nous repartions pour un tour (inattendu) avec lui. Puis vint “Lazarus”, qui jetait un voile de confusion, un voile de solennité inquiète –majesté des cordes, vo-caux tire-larmes (“Look up here, I’m in heaven”) – sur cette impres-sion de départ, avec ce sax volti-geur… Puis sortit enfi n Blackstar. Preuve était faite, avec cette pièce maîtresse, que Bowie était im-mortel (oui, c’est alors ce que l’on pensait). Jusqu’à ce 11 janvier au matin,…
