Dimanche 8 mai, Bono et The Edge se produisaient dans la station de métro Khreshchatyk de Kiev devant une centaine de personnes, messe en solidarité avec le peuple ukrainien, à l’invitation du président Zelinsky: “Sunday, Bloody Sunday”, “Desire”, “Angel of Harlem”, “Vertigo”, “With or Without You” et, avec le groupe Antytila en treillis militaire venu spécialement de Kharkiv, “Stand By Me” transformé en “Stand By Ukraine”.
Le rock critic Sacha Reins, qui publie sa vie Rockambolesque (Équateurs), assistant de B.B. King, ami de Roger Daltrey, se demandait sur Facebook s’il fallait saluer l’initiative ou si celle-ci relevait de l’opportunisme. Il y déclenchait un débat acharné sur la raison d’être du rock. Rebelle, révolutionnaire, transgressif, mais nihiliste, cynique, ascétique, ou au contraire, communautaire, solidaire, humaniste?
Selon l’évangile de Chuck Berry, il…
