‘C’EST MIEUX qu’à titre posthume’: au Palace, le 12 décembre dernier, d’Angélique Kidjo à Yannick Noah, de Youssou N’Dour à Salif Keita, les messages affluent du monde entier pour célébrer les 85 ans d’Emmanuel N’Djoké Dibango, l’éléphant de la musique africaine.
Sur la scène, ce sont Ray Lema, Jacob Desvarieux de Kassav’, Pascal Lokua Kanza, Sallé John, Valérie Ekoumé et sa dernière découverte, la bassiste prodige ivoirienne Manou Gallo, qui de “Soir au village” en “Soma Loba”, “Sango Yesu Christo” et une longue jam sur “Soul Makossa”, lui rendent un hommage vibrant et chaleureux, lui arrachant un second commentaire lucide en ces temps troublés: “Ça montre qu’il y a encore de l’amour.”
“Papa — ou Tonton — Manou” est le doyen, le patriarche, le pionnier, de la musique africaine dans…
