LA PRINCIPALE certitude de l’existence reste l’impermanence. Neil Young s’en est fait une philosophie, et une règle de carrière, passant sans cesse, parfois abruptement, d’un de ses groupes à l’autre (Buffalo Springfield, CSN&Y, Crazy Horse, les Stray Gators, Stills-Young Band, les Shocking Pinks, les Bluenotes, Promise of the Real, sans parler des collaborations avec Pearl Jam et Booker T. and the MG’s), livrant aussi bien des albums de genre (Trans, Everybody’s Rockin’, Old Ways, This Note’s for You) que d’option sonore (Hitchhiker, Eldorado, Arc, Le Noise, ses musiques de films), rompant et reconfigurant sans cesse ses associations, au gré de l’air du temps, de son humeur, de ses nécessités musicales et de sa vie personnelle. Dylan aussi, plus linéairement, du Band au Grateful Dead, de Tom Petty et ses Heartbreakers…
