LA POLÉMIQUE AUTOUR DE L’IDENTITÉ de quatorze des champions du monde de football 2018, français mais souvent d’origine africaine, confine au ridicule. Bien sûr que les Camerounais se réjouissent de voir triompher Mbappé et Umtiti, les Maliens Kanté, Sidibé et Dembélé, les Guinéens Pogba, les Togolais Tolisso, les Sénégalais Mendy, les Congolais Matuidi, Nzonzi, Kimpembé et Mandanda, les Algériens Fékir, les Marocains Rami – et l’on pourrait en dire autant des Diables rouges Hazard, Lukaku, Fellaini, Chadli, Kompany, Boyata, Batshuayi, Dembélé, Tielemans. Cela ne les empêche en rien d’être français (ou belges).
Les producteurs hexagonaux s’étaient déjà avisés, comme Didier Deschamps (et Aimé Jacquet avant lui), que leur conquête de la planète passerait par l’Afrique. L’explosion de la sono mondiale parisienne, dans les années 1980, on la doit au Camerounais…
