LA SCÈNE SE DÉROULE DANS UN STUDIO D’ENREGISTREMENT SITUÉ au coeur d’un bâtiment sans âme, à BoulogneBillancourt, non loin des quais de Seine. Ce jourlà, la Musique des Gardiens de la Paix – l’orchestre de la Police de Paris – vient d’entamer une séance à grand renfort de clairons, trompettes de cavalerie, cors de chasse, contrebasses à vent, tambours et percussions. Sohudain, à la plus grande surprise des musiciens, une maigre silhouette émerge de la cabine son. Cheveux ébouriffés, vêtements fripés, teint blafard, l’air pas vraiment net, le type, visiblement à peine réveillé, s’excuse vaguement avant de se diriger vers la porte. “C’est bon, je vous laisse”, lancetil à l’orchestre interloqué. L’huluberlu en question n’est autre que Keith Richards, qui a passé la nuit au studio et a fini par…