“TROP DE COCAÏNE.” Voilà comment Joan Baez explique le plus grand des mystères de la vie et de la carrière de Bob Dylan, qui n’en manquent pourtant pas.
Son divorce pénible d’avec Sara, sa recherche forcenée de son identité fuyante de Gémeaux (son film Renaldo and Clara, l’album Street Legal), ont laissé Dylan “vide”, “malade”, à un moment où le monde du rock, épuisé par des années d’excès en tous genres (drogue, alcool, sexe), se tourne vers le mysticisme pour se consoler de la mort de ses idéaux révolutionnaires. George Harrison, Pete Townshend, Van Morrison, Cat Stevens, Richard Thompson, John McLaughlin, Roger McGuinn, Carlos Santana, prêchent tous déisme ou spiritualité comme refuge d’une communauté déboussolée de n’avoir pu tenir la promesse hippie d’un monde meilleur.
Le 17 novembre 1978, à…