âL VRAI ARTISTE PENSE QUE PERsonne nâest assez bon pour lui donner un avis sur son art, câest sa vanitĂ© suprĂȘme â, Ă©crit William Faulkner. Willy et Elvis se sont peut-ĂȘtre croisĂ©s au dĂ©but des annĂ©es 1950 Ă Memphis. Le premier se prĂ©lassait dans les canapĂ©s de lâhĂŽtel Peabody, racontant comment il avait roulĂ© dans la farine tous ces types de Hollywood, Howard Hawks en tĂȘte, qui voulaient le faire trimer, lui, lâaristocrate Ă plume du Sud, lui, le prix Nobel de littĂ©rature. Le second, empruntĂ© et mĂ©lancolique, hantait les cinĂ©mas de Beale Street, cherchant un peu dâombre protectrice, cherchant des modĂšles, cherchant lâinspiration. Ce seront Brando, Dean et Mitchum, car longtemps il rĂȘva de cinĂ©ma, allant jusquâĂ penser que la chanson nâĂ©tait quâun tremplin vers la CitĂ© des anges.âŠ
