On distingue deux types de fibres : les insolubles, plutôt concentrées dans les écorces et la peau des végétaux (mais aussi dans les céréales complètes, les oléagineux...), et les solubles, présentes dans la chair des fruits et légumes (ainsi que dans les légumineuses, l’avoine, l’orge, les graines...). Les fibres solubles se dissolvent dans l’eau et forment une sorte de gel qui se dépose à la surface de la muqueuse intestinale. Cette couche protectrice située sur l’intestin grêle, zone où les nutriments et les vitamines sont ingérés par l’organisme, limite l’absorption du cholestérol et des sucres contenus dans l’alimentation. “C’est intéressant pour prévenir l’hypercholestérolémie (qui augmente le risque de pathologies cardiovasculaires) et réguler la glycémie”, note le Dr William Berrebi, gastro-entérologue. Mais les fibres solubles ne sont pas les seules à présenter un intérêt pour notre santé. “Les fibres insolubles ne se dissolvent pas dans l’eau, mais, au contraire, se gonflent au contact de l’eau, comme le ferait un mucilage que l’on prend pour lutter contre la constipation,” explique le Dr Berrebi. “Elles ont donc un effet positif sur le tube digestif et le transit, notamment sur les symptômes de la constipation.” Pour bénéficier pleinement de toutes les vertus des fibres, il est important de varier au maximum les groupes alimentaires pour combiner solubles et insolubles.
UN IMPACT DIRECT SUR LA SANTÉ
Une alimentation pauvre en fibres et riche en graisses appauvrit le microbiote, lui-même impliqué dans de nombreuses fonctions métaboliques (immunité, digestion...). Les fibres alimentaires solubles sont en effet des probiotiques, la seule nourriture du microbiote intestinal. “Les fibres sont indispensables à la bonne santé du microbiote, elles l’équilibrent et lui permettent de rester varié – on parle de biodiversité – et de maintenir une bonne densité de bactéries bénéfiques” indique le Dr Berrebi. “La dysbiose, le déséquilibre du microbiote intestinal, a un impact direct sur la santé et il est…
