Nicole Prieur est philosophe et thérapeute familiale. Elle a écrit de nombreux ouvrages, dont La Famille, l’argent, l’amour - Les enjeux psychologiques des questions matérielles, aux éditions Albin Michel*.
Évoquer sa succession avec ses enfants renvoie à deux tabous : la mort et l’argent…
Effectivement, ce sont deux tabous importants. Nous avons du mal à aborder notre propre mort. L’affronter est bien évidemment très angoissant. Dans cette angoisse, il peut y avoir quelque chose de très philosophique. Considérer sa propre mort, c’est envisager son absence, mais en même temps, prévoir ce que l’on va donner après son décès, c’est aussi envisager une suite à sa vie. Donc, ça peut être également rassurant de se dire: « Après moi des choses vont perdurer ». Mais il ne faut pas oublier que,…
