Publié en 2004, le deuxième roman de R.J. Ellory aura mis du temps à être traduit. Sans doute parce que la vie d’Annie O’Neill, libraire de Manhattan qui enfouit sa solitude sous une montagne de livres, se déploie comme une splendide histoire d’amour plutôt que comme un thriller. Bien sûr, le crime frappe sans pitié à travers une confession explosive d’un chef de gang. Et tous les thèmes futurs d’Ellory – cruauté, culpabilité, vengeance, trahison – sont déjà dans ce récit qui marie l’univers viril de Scorsese à la douceur humaniste de Capra.
« Les fantômes de Manhattan », éd. Sonatine, 460 p., 22 euros.…
