Par ses mains, le papier si fin devient splendide et merveilleux. La nuit, dans son atelier à Miramas, Charles Macaire s’agite. Coupé des distractions et de l’agitation de la journée, c’est pour lui le moment propice pour entrer dans sa bulle créative. Dans ses deux granges de 300 m2, ses œuvres en papier prennent forme et hauteur. Les feuilles douces et lisses sont pliées, froissées. Le papier est aussi coupé, collé et parfois mouillé avec un brumisateur. « Quand on part d’une feuille plane et qu’on lui donne du volume, de la tenue, de la structure et de la texture, il y a évidemment un côté magique quand on obtient un objet qui ressemble alors à une fleur, un oiseau ou un arbre », s’émerveille l’artisan d’art. Cela fait dix-huit…
