Un rêveur, les yeux dans la lumière des Alpilles, mais les pieds ancrés dans la terre, comme le percussionniste de steeldrum et l’enseignant de yoga que Guy Bareff fut aussi dans une autre vie. À 82 ans, chevelure indomptée et traits burinés par le soleil, il a quitté son refuge des Baux-de-Provence pour rallier la plaine de Maillane. Dans ce nouvel atelier, il rallume la flamme et le four d’où sortent des assises totémiques, dépouillées et sensuelles, et des appliques et luminaires au rayonnement organique, échos aux créations sculpturales qui firent sa notoriété dès sa première exposition à Marseille, en 1968, puis durant la décennie 1970-80. Les commandes affluaient, de l’hôtellerie aux villas privées, du pourtour en terre cuite de la cheminée de la Villa Benkemoun, à Arles, aux luminaires…
