Un jour, le président du Kazakhstan, Noursoultan Nazarbaïev, a eu une idée : déplacer la capitale. Il y avait, paraît-il, un risque trop important de séismes. Il y avait, surtout, un risque trop grand que les Russes, ces encombrants voisins de la frontière nord, ne décident un jour de débarquer. De toute façon, au Kazakhstan, on ne discute pas les ordres du Président. Alors, depuis 1997, Almaty, la vieille capitale, s’est vidée. Enfin, pas tout à fait. Seuls les hommes se sont installés et ont trouvé un travail à Astana, nouvelle mégalopole située dans les steppes du Nord. Et la plupart des femmes sont restées, isolées avec leurs enfants, obligées de se débrouiller. Courageuses et solidaires.
Almaty est ainsi devenue une des villes au monde où il y a le…