Se grimer façon drag-king en Louis II de Bavière, déclamer du Sarah Kane dans un costume d’éléphante, incarner Jacques Demy nue sous un manteau de vison, rien n’est trop fantasque pour Marlène Saldana. Depuis les années 2000, elle musarde, vraie muse underground, sur le versant zinzin, bizarre, hilarant aussi, du théâtre contemporain, qu’elle s’immisce dans le joyeux foutoir du Zerep, la compagnie des trublion·nes Sophie Perez et Xavier Boussiron, qu’elle performe pour Boris Charmatz ou que Christophe Honoré fasse d’elle sa Mémé Kiki, dans sa pièce autobiographique Le Ciel de Nantes, voire son maître Demy, donc, dans Les Idoles. Aujourd’hui, celle qui revendique son goût pour le mauvais goût s’empare, avec son coauteur Jonathan Drillet, de Showgirls, l’opus cinématographique de Paul Verhoeven de 1995, où stripteaseuses à couteaux tirés et…