« “Mamaaaan, je peux faire mon temps d’écran?” Métronomique, tel un inflexible créancier, l’enfant vient faire sa requête. Depuis qu’on a craqué pour le smartphone/la Switch/la tablette à Noël parce qu’on n’en pouvait plus de son refrain précédent, il revient comme un boomerang, inlassable. Pourtant, comme pour les jouets en bois ou les légumes bios, dont on s’était juré de ne jamais dévier, on y croyait, à nos illusoires résolutions. Rassurons-nous, selon une récente étude*, 49 % des moins de 14 ans posséderaient un engin de la mort de la conversation familiale. Pire, l’âge moyen d’obtention dudit engin est aujourd’hui évalué à 9,9 ans, soit moins que la “majorité téléphonique”, officieusement établie à 11 ans, âge du collège, par les daron·nes du XXIe siècle. Confinement oblige, la plupart d’entre nous a…