En 2017, le premier album de Juliette Armanet, Petite amie, recollait les morceaux avec la chanson française des années 80 au piano. Sur le deuxième, sa mélancolie amoureuse se retrouve transcendée dans un besoin de mouvement combatif, sa bulle parfois percée par l’urgence climatique. Rencontre à Paris, à deux pas du studio où elle apportait la dernière touche à son album.
Choisir un titre d’album comme Brûler le feu, était-ce manifester l’envie de reprendre le flambeau populaire de Johnny Hallyday?
Cela reste de l’ordre du clin d’œil, même si Allumer le feu est une chanson de dingue. Dans le titre qui a donné le nom à l’album, on trouve des orchestrations incandescentes, des cordes, des harpes, des flûtes, des saxophones, des gospels, quelque chose d’assez péplum. Intimement, le feu, c’est…
