Se mettre à nu, pour Laetitia Dosch, n’est pas un vain mot. Littéralement d’abord : c’est dans son plus simple appareil que l’actrice, souvent, nous emporte, qu’elle partage une scène de théâtre avec un cheval dans Hate, son spectacle à succès de 2018, ou qu’elle incarne une femme dévorée de désir pour un homme (magnétique Sergueï Polounine, ex-étoile du Royal Ballet de Londres) dans Passion simple, le nouveau film de Danielle Arbid. Où la caméra, délicatement, emphatiquement parfois, capte tout ce qui survient entre deux corps qui s’adorent, se dominent, et tout ce qui se passe de mots. Où l’actrice laisse aussi transparaître, sous l’épiderme, ses propres fêlures et sauvageries, intensifiant plus encore l’affaire. Comme Annie Ernaux, l’auteure du texte puissant que Danielle Arbid a adapté, Laetitia Dosch pratique l’autofiction,…
