En janvier 2015, alors qu’elle se trouvait à Baga, au nord-est du Nigeria, Halima a été capturée, emprisonnée, battue par les fanatiques islamistes de Boko Haram et a frôlé la mort. Après avoir réussi à s’échapper, elle a dû se cacher pendant dix jours, pour accoucher seule dans une maison abandonnée, avant d’être repérée et de nouveau enfermée. Elle raconte: « Ils nous entassaient avant de nous emmener dans leurs villages. » Et confie, pudiquement, que certaines ont été « mariées de force ; ils faisaient des choses avec elles… » Aujourd’hui, à l’ombre d’un épineux, sur une natte couvrant le sable bouillant, Halima, 30 ans, est libre, elle a profité de la distraction d’un gardien pour s’évader. « Pourquoi font-ils tout ça ? Je ne sais pas. J’ai eu…