J’ai été championne de karaté, sous-préfète, mais jamais préparée à une telle violence, génétique à la politique. J’ai été sifflée, au sein de l’hémicycle, pour une jupe jugée trop courte, traitée de « connasse » par un député, et puis il y a eu Pierre Charon (ex-UMP) qui, en pleine campagne des sénatoriales, en septembre 2011, lance: « Qu’elle soit sur les tatamis ou au lit, elle est tête de liste. » Cette attaque est très choquante quand on connaît l’historique. Lorsque j’ai été nommée ministre de l’Ecologie, en 2009, la rumeur d’une relation avec le président de la République, Nicolas Sarkozy, a couru. C’est le principe de la rumeur, elle a couru parmi les journalistes, qui ne l’ont pas relayée, faute d’éléments. Mais cela salit. Mes enfants étaient jeunes,…
