Dans l’interview qu’il nous a accordée, page 112, Laurent Ruquier raconte les morts récentes de son frère et de sa mère. Au lieu de dire : « ma mère », il s’apprêtait à dire à notre journaliste : « une mère », comme s’il ne l’avait pas vraiment faite sienne. Une mère à l’état civil, mais l’a-t-elle suffisamment pris dans ses bras ? L’a-t-elle consolé lorsqu’il tombait et s’égratignait les genoux, l’a-t-elle regardé, écouté, encouragé, l’a-t-elle vraiment aimé ? Notre mère nous est imposée. C’est la première femme. Celle que l’on observe, petite fille, mettre ses dormeuses, rire, crier. Un modèle parce que nous l’aimons forcément, enfant. Le lien peut se gâter après. Ou pas. Mais il restera le fait que c’est la première femme. Toutes les personnalités que nous…