« Les chapeaux sont comme des halos de gaieté », disait d’eux leur plus fervente adoratrice, l’exubérante rédactrice italienne Anna Piaggi, disparue en 2012, qui en possédait plus de huit cents. Il semble que ses leçons de style pleines de panache et de fantaisie trouvent un écho particulier aujourd’hui. Car ce printemps, ce ne sont pas les sacs, les souliers ou encore les bijoux qui attirent toutes les attentions, mais bien les calottes en feutre très sixties, les capelines romantiques, les turbans boho et autres couvre-chefs non identifiés. Les experts mode sont formels. « Nous sommes entrés dans l’ère du chapeau à personnalité », déclarait déjà en mars 2024 la journaliste et styliste new-yorkaise Leandra Medine Cohen dans sa newletter Substack. Tandis que Libby Page, directrice du marché chez Net-A-Porter,…
