Que n’a-t-il pas été ? Un enfant pauvre, un fils à maman, un aviateur, un compagnon de la Libération, un gaulliste comme pas deux, un diplomate, un réalisateur, un séducteur et encore, et surtout, un romancier génial. Romain Gary avait plusieurs facettes, ombrageux et solaire à la fois.
Pour lui, sa mère, juive de Lituanie, avait rêvé d’une vie d’artiste, l’imaginant tantôt violoniste, tantôt danseur étoile. Au bout du compte, Gary se retrouvera embarqué dans une mystification littéraire sans égale : la création d’une autre œuvre sous le nom d’Émile Ajar. Cela lui vaudra de recevoir deux fois – ce qui est unique – le prix Goncourt. En 1956, sous son vrai nom, avec Les Racines du ciel, et en 1975, avec La Vie devant soi, sous le nom d’Ajar.…
