À quinze ans, vous quittez le foyer familial. Mais avant, comment vous sentiez-vous, à l’école, à la maison?
Nous avons beaucoup déménagé: je suis née près de Lyon, puis nous sommes partis dans le Lot, où j’ai vécu toute mon école primaire. J’ai toujours aimé écrire. J’avais des facilités, j’aimais l’histoire, le français, l’anglais. J’adorais les rédactions au collège, pour inventer des histoires. Au lycée, à Grenoble cette fois, ce n’était plus le même plaisir: les rédactions s’étaient muées en dissertations. À la maison, dans le Lot, nous nagions dans la musique et les guitares grâce à mon beau-père, gitan, et à ses enfants. Et le soir, on « jammait »: nous trois, gamins, nous prenions nos guitares, mon beau-père aussi, on chantait, on grattait. Rire.
Et vos influences? «…