Il se rêvait en « acteur clandestin ». Et plutôt sur les planches que sur l’écran. Il a connu la gloire en trois films (Un homme et une femme, Z et Ma nuit chez Maud) à trente ans passés, avec des cinéastes fort différents, et est revenu à ses premières amours, le théâtre, sur le tard. Plutôt par des lectures d’ailleurs, celles de ses poètes préférés, Apollinaire, Prévert, Vian, Desnos. Une façon de conjurer l’échec foudroyant d’un Hamlet, en 1971, mis en scène par Maurice Jacquemont ? C’était sans doute parce qu’il savait, au fond de lui, que c’était son « vrai métier » et, surtout, le moyen de jouer avec sa fille, Marie, jusqu’à sa mort tragique, en 2003. C’est que, comme pour certains de ses rôles, la vie…