Allumé, pété, fait comme un Polonais, je ne chasse que bourré: au gros rouge, à la prune, à la poire, au cognac et, bien entendu, c’est un rite de fin de chasse, le petit dernier pour la route. Tous les disciples de saint Hubert, c’est connu, lèvent le coude, et pas seulement pour épauler leur carabine. Un jour ou l’autre, ils terminent dans le fossé quand ils ne confondent pas au saut de l’allée sangliers et amateurs de VTT. Vieux chasseur démodé, je n’ai jamais touché à l’herbe, au crack ou à je ne sais quoi. À ce que l’on assure au palais du Luxembourg, les chasseurs d’aujourd’hui snifferaient derrière leurs affûts entre deux gorgées de gnole avalées de la flasque qui ne les quitte jamais. Celui d’autrefois était saoul,…