On le sait, la chasse du gibier d’eau est particulièrement ingrate. Et si l’on chasse à la tonne, au gabion ou à la hutte, c’est aussi beaucoup de sacrifices. Malgré les efforts pour décrypter la migration, celle-ci garde encore ses secrets et les véritables jours de passage sont peu nombreux sur une saison. On retient alors les matins à dépiquer les appelants dans le froid, les bourrasques ou la marée qui remonte et les bredouilles. Il faut être sacrément passionné pour choisir ce mode de vie car c’est bien de cela dont il s’agit : surveiller la météo, organiser sa vie pour pouvoir se libérer si les vents deviennent favorables, entretenir l’installation ainsi que la mare et, surtout, élever et soigner ses appelants. Car comme les bécassiers vivent une véritable…
