Les Plantes du Dessus, La Chaire à Dieu, Ez Connardises, Poirier Malchaussé, Les Languettes.... Des climats, des lieux-dits qui participent de la poésie bourguignonne. Accolés, ils forment un mystérieux haïku. Sur une carte, ils décrivent une géographie complexe qui, pour tout amateur de vin, peut être prétexte à une vocation encyclopédique. Décrypter les climats, les situer dans le paysage ou sur une carte, c’est un imaginaire bachique qui se dessine et s’écrit. Des noms magiques pour certains, mythiques pour d’autres.
Selon l’histoire que les vignerons et les négociants bourguignons prennent tant de plaisir à conter, les climats seraient millénaires. Les moines, dès le Moyen Âge, les auraient délimités. Un mythe plus qu’une réalité qui a esquissé, pendant des décennies, le portrait d’un vignoble ancré dans l’histoire, en apparence plus ancien…