La vente récente aux enchères publiques d’une collection d’automobiles rares, laissée à l’abandon pendant une bonne quinzaine d’années, nous éclaire avec acuité sur ce qui se profile comme une des tendances majeures dans la vente de montres vintage, et ce dans un avenir assez proche. Plutôt que d’acquérir des modèles restaurés, les collectionneurs sont, en effet, de plus en plus tentés par l’achat d’objets dans leur strict état d’origine et d’une filiation indiscutable, même si ledit état induit de longues, difficiles et coûteuses remises en état.
Le prix atteint par un modèle Ferrari 250 GT California Spider presque unique – 16,3 millions d’euros frais inclus –, ayant appartenu brièvement à Alain Delon, n’est qu’un exemple, certes impressionnant, au milieu de plusieurs dizaines de modèles moins prestigieux de la collection Roger…