Pas exactement oublié, mais pas non plus sanctifié, le photographe avait pourtant tout saisi de la beauté de la déambulation urbaine et des vertus du Leica, qu’il sera l’un des premiers à utiliser pour ses capacités vagabondes. De banlieues en campagnes, de campagnes en terrains vagues, André Kertész invente la flânerie photographique, l’errance du regard attentif, une nouvelle façon de penser le cadre et la captation. Ce livre magnifique, publié pour accompagner une récente exposition à la Maison de la Photographie Robert-Doisneau, nous embarque littéralement dans ses pas, juxtaposant notre regard au sien, nous offrant la richesse de ces motifs délicats, se révélant avec pudeur.
André Kertész, marcher dans l’image. Éditions André Frère, 2019.
Textes de Cédric de Veigy et Matthieu Rivallin. 240 pages, 39 euros.…
