L’Officiel Hommes : Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
Giulio Papi : Depuis l’enfance, j’ai toujours aimé les choses mécaniques. Imaginer un mécanisme – moteur, montre ou machine –, créer les composants – leviers, câbles, roues, éléments en flexion, ressorts –, les assembler, que tout cela fonctionne et donne le résultat attendu, me faisait rêver. En 1979, je devais choisir mon métier. C’était l’époque où plus personne ne voulait apprendre l’horlogerie mécanique, tout le monde voulait devenir informaticien. J’ai quand même décidé d’aller à l’école technique de La Chaux-de-Fonds. Je me souviens de mon premier jour : dans la classe, il n’y avait personne et j’ai cru m’être trompé. Mais non, j’étais vraiment seul. Pendant quatre ans, j’ai appris énormément avec mon professeur, Jean-Claude Nicolet, qui m’a fait tomber…
