Hier encore, c’est-à-dire dans les quinze ou seize premières années du XXIe siècle, les clubs qui pratiquaient “la haute compétition” (selon les éléments de langage qu’utilisent désormais certaines stars, patrons de clubs, ou agents de joueurs) se mesuraient sur trois terrains : la pelouse du stade, les algorithmes financiers, et… les dressings. Ces derniers étaient ceux des supporteurs, qui toujours aiment revêtir les maillots de leur équipe. Puis ceux des branchés, pour qui les équipementiers ont concocté des répliques de maillots ajustés comme des polos, qu’on porte à Paris, Lyon, Marseille, Manchester, Londres, Munich, Madrid, Barcelone, Istanbul, Rio. Depuis le monde 2.0, les clubs sont aussi une marque, une image, un signe, une icône. Quelque chose qui tient dans le cœur et dans l’armoire, comme auparavant, mais également dans un…