“Il voyagea.” Comme Frédéric Moreau, le héros de Gustave Flaubert, le coeur brisé en moins, Christopher Hache prit le large, poursuivant son éducation culinaire. À la fermeture du Crillon, en 2013, il prit ses couteaux pour partir à la rencontre d’autres cuisines et croiser d’autres regards. Après avoir repensé le concept de la haute gastronomie au Crillon, resserré autour de 26 couverts à L’Écrin, plutôt que de réinvestir l’imposante salle à manger des Ambassadeurs, il a imaginé une cuisine vive, hautement technique, et sentimentale. À la réouverture, on notait une impressionnante tomate, comme une pomme d’amour reliant variétés de la saint-vincent à la coeur-deboeuf; une assiette de champignons tellurique, alliant les textures, où fumée et volupté donnent naissance à un grand plat, humble et puissant. Avec un service dirigé souplement…
