Sujet en latence, mais comme révélé par l’âpreté de l’actualité internationale – dont l’élection de Donald Trump marque le point d’orgue grinçant –, l’humain, comme matière à penser, aura, cette année, habité les œuvres et, plus encore, les expositions. Ainsi du parcours accompagné que Tino Sehgal (né en Grande-Bretagne en 1976) propose dans le cadre de la Carte blanche qui lui a été présentée par le Palais de Tokyo. A la manière d’une œuvre collaborative, Sehgal a tout d’abord convié des artistes (Daniel Buren, James Coleman, Félix Gonzalez-Torres, Pierre Huyghe, Isabelle Lewis et Philippe Parreno) à livrer une pièce aux côtés de ses propres œuvres. Parmi elles, This Progress, expérience individuelle, quasi-intimiste ; collective, pour ne pas dire universelle, tant les relais transmis par quatre “acteurs” de la performance –…