Quand on s’appelle Rosa foetida ‘Bicolor’ (nom latin que lui a attribué le botaniste néerlandais Nikolaus von Jacquin), on démarre sa carrière avec un handicap certain : qui voudrait, dans son jardin, d’un rosier “fétide”, autrement dit, qui sent mauvais? Une appréciation très exagérée, car son parfum, bien que peu floral, est épicé, un peu aigrelet, mais loin d’être nauséabond. L’arbuste, lui, a fière allure avec ses 1,60 m de haut et de large, son port dressé et ses tiges pas trop épineuses. Il a essaimé, à l’origine, sur les pentes montagneuses de Turquie, d’Arménie et d’Asie centrale, enfin toutes terres rocailleuses et ensoleillées de cette partie du monde où il est connu depuis le XIIe siècle. Il n’est pas impossible que ce soit une mutation de Rosa foetida (=…
