Ils se nomment baroque, arrufiac, loin de l’œil, mauzac, ondenc, mollard, persan, gringet, molette, tressalier… Ce sont les cépages oubliés, autochtones, originaux, locaux, méprisés… Jugés pas assez productifs, ils ont été délaissés après-guerre. Dans les années 1980 et 1990, la mondialisation a achevé de les rendre indésirables, en favorisant l’essor d’une poignée de cépages simplifiant l’offre et gommant le terroir. “En 2006, 90 % du vignoble mondial étaient plantés de vingt cépages. En 1958, ces mêmes cépages pesaient 53 % du vignoble”, rappelle Olivier Bourdet-Pees, directeur général de Plaimont Producteurs, dans le Gers. La standardisation a atteint ses limites.
Une nouvelle ère
Désormais l’heure est à la “vinodiversité”, selon le mot de l’association Wine Mosaic, en pointe sur la préservation des cépages originaux de Méditerranée.
Depuis 2011, les cépages mal-aimés…
