L’arpenteur mesure les surfaces et, pour ce faire, arpente son terrain en long et en large. De même, arpente sa feuille blanche l’artiste qui laisse sa main avancer d’un tracé, suivre un parcours, revenir, reprendre. Un travail en mouvement, spontané, qui nous laisse pénétrer son univers intime. Que le dessin ait été réalisé dans le but de mieux saisir une forme ou bien par pur plaisir, c’est tout un cheminement où le doute reste visible, le geste encore présent. L’exposition « Les Arpenteurs de rêves » est une occasion rare de découvrir la pratique de cet art dans la seconde moitié du XIXe siècle et sous ses aspects les plus variés, fusain, aquarelle, pastel, encre, graphite, au travers de carnets de croquis, projets d’illustration, feuilles de présentation... Acquis par le…
