VANCOUVER (CANADA) Début septembre, le monde sous le choc découvrait la tragédie d’Abdullah Kurdi. Seul rescapé du terrible naufrage qui venait de coûter la vie à ses deux fils, Aylan et Galip, 3 et 5 ans, et Rehan, sa femme, âgée de 27 ans. Tous trois morts noyés dans le naufrage de leur embarcation alors qu’ils tentaient, comme des milliers de Syriens, de rallier les côtes européennes. Mort noyé, son visage enfoui dans le sable d’une plage de Bodrum, en Turquie, le petit Aylan, dont la photo a fait le tour de la planète, est depuis devenu le symbole du drame des migrants, une tragédie de plus pour les Kurdi. Famille sacrifiée qui, depuis le début de la guerre civile en Syrie, en 2011, paie un très lourd tribut, entre…