Révélée en ado djihadiste (Le ciel attendra), consacrée en lesbienne tragique (Portrait de la jeune fille en feu), critiquée en homme transgenre (A Good Man), récompensée d’un César en braqueuse comique (L’Innocent), Noémie Merlant devient une figure érotique dans Emmanuelle, d’Audrey Diwan. Aucun fauteuil en rotin dans ce remake, actuellement en salles. L’héroïne post #MeToo refuse de se plier aux fantasmes des hommes. Elle se met à nu pour son propre plaisir. Assumer sa sensualité (comme dans Les Olympiades d’Audiard), désexualiser le corps, « représenter l’humain dans sa vulgarité », voilà ce à quoi œuvre la belle Noémie, qui déconstruit le mythe de la star mystérieuse et glamour. Née le 27 novembre 1988, cette fille d’agents immobiliers grandit à Rezé, près de Nantes, « devant Buffy, Une nounou d’enfer, Docteur…
