Paris, le 20 juin
Un bateau de 25 mètres avec plus de 700 personnes à bord, comme celui qui s’est échoué au large de la Grèce, ce n’est pas un “voyage”, c’est une opération suicide. 104 vies sauvées, 79 corps repêchés, les autres, dontdesfemmesetdesmineurs réfugiés dans la cale? Disparus, à jamais. Noyés dans leur cercueil. Les autorités avaient repéré l’embarcation, sans forcément avoir les moyens de les secourir: “Ce sont des opérations délicates, le moindre déséquilibre lié à la panique mène au chavirage”, soupire Antoine, 32 ans, d’abord officier de la marine marchande, puis marin-sauveteur à bord de l’Aquarius, navire de sauvetage humanitaire spécialement dédié, remplacé en juillet 2019 par l’Ocean Viking. “Il faut être formé, avoir des pros qui canalisent l’évacuation, parlent arabe et anglais, avoir des Zodiac puisque le…
