BIEN SÛR, ELLES NE BRILLENT PAS DANS LA MÊME GALAXIE, tant s’en faut, mais il y a quelque chose de fascinant aux retours conjugués d’Ophélie Winter, étoile « filée», et de Catherine Deneuve, étoile irradiante, que trente ans séparent, entre autres choses. L’une, pin-up des années 1990, autrement dit bimbo, s’est posée plusieurs mois pour rassembler ses souvenirs et les saupoudrer sur 176 pages d’une autobiographie qu’elle défend ces jours-ci à grands coups d’anecdotes tapageuses: entre name dropping bling-bling (Albert de Monaco, Michael Jackson) et family bashing (elle ne nous épargne aucun détail sur sa famille décomposée). L’autre, pôle magnétique du cinéma français depuis Les Parapluies de Cherbourg en 1964 (!), se montre peu, n’a rien à vendre (son prochain film, le très attendu De son vivant, ne sortira qu’en…