PARIS, LE 10 MAI
La vie était bien partie pour Michel Atangana, quand sa mère, greffière de justice à Yaoundé, la capitale du Cameroun, l’envoie faire ses études en France. Il devient expert financier des entreprises, se marie, a deux enfants, habite Paris, même s’il a une famille de coeur en Bretagne, à Saint-Pol-de-Léon, où il s’est rendu en convalescence après une opération. Comme la double nationalité est interdite avec le Cameroun, il choisit de devenir citoyen français. En 1992, à 28 ans, un projet franco-camerounais de construction de routes prend pour lui tout son sens. Il fonce, même s’il y laissera son mariage. « En 1994, j’étais à la tête du groupe, et en 1996, remarié et heureux, se souvient Michel. Rien ne pouvait me laisser imaginer ce qui…