À FEUILLETER L’ÉTUDE qui paraît sur le céramiste Georges Jouve, on s’étonne, on se réjouit de la diversité de l’œuvre. Est-ce bien le même artiste qui modela des bénitiers et Vierges à l’enfant et qui conçut des vases rigolos figurant des «femmes aux nichons»? Comment un maître, admiré par son émail mat d’un noir profond, en vint à ces coloris éclatants, jaune, vert, orange? «Jouve était un chercheur, il n’a cessé d’expérimenter », s’enthousiasme Karine Lacquemant, auteure de cette monographie bienvenue. Hélas, sa carrière fut de courte durée. Deux décennies à peine. L’artiste, victime de saturnisme, est mort à 53 ans, en 1964. C’est le hasard qui le mènera à la céramique. Il se forme à l’École Boulle, option sculpture. Ses camarades de classe lui donneront un surnom qui va…
